Les réseaux sociaux vus du pavé

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L’ère numérique nous interroge beaucoup sur l’impact des pratiques et de l’utilisation des réseaux sociaux. En 2016, environ 65% des 11-14 ans et 88% des 15-18 ans étaient inscrits à plusieurs réseaux sociaux, Facebook et Snapchat en tête. Leur utilisation soulève des interrogations, notamment sur les dérives. De plus en plus les campagnes de sensibilisation alertent sur les dangers et notamment le harcèlement dont seraient victimes près de 700.000 collégiens et lycéens.

Nous avons rencontré Brenda et Manon au passage du commerce. Elles ont 16 ans toutes les deux et utilisent les réseaux sociaux sur leur temps libre. Elles ont déjà reçu des messages étranges de personnes de la part d’inconnus. Un peu plus tard nous avons rencontré Louis à la Brèche, un camarade de classe âgé de 17 ans. Lui, n’a plus Facebook à cause de problèmes d’harcèlements. Beaucoup de personnes tel Rémi, Danny, 18 ans se sont fait harcelés sur Facebook par des messages d’inconnus. Serait-ce une liberté que certains prennent sur la toile ? Se croient-ils puissant derrière un écran ?

Danny, nous parlera aussi de l’effet de mode que beaucoup de jeunes connaissent, les ”send nudes” ou “”envoie tes photos dénudées”. À l’origine, ce sont les Brésiliens qui ont lancé cette tendance avec les « manda nudes ». Depuis, les anglophones se sont appropriés cette expression et l’ont transformé en « Send Nudes ». En 2008, un internaute a posté une photo d’un chaton sur le réseau social Flicker avec comme légende : « Send Nudes Or I Shoot The Fucking Cat » (“Envoie tes photos dénudées ou je bute ce putain de chat”).

Chez beaucoup d’adolescents interrogés, les parents ne se positionnent pas contre les réseaux sociaux et parfois même les utilisent. Les deux parents de Manon, eux, sont tous les deux utilisateurs de Facebook. La mère de Danny, l’utilise aussi régulièrement et celle de Rémi aussi même si elle se soucie beaucoup de l’image que son fils peut renvoyer sur ce réseau. Les parents de Louis, eux, restent très « vieux jeu » selon leur fils. Il dit d’ailleurs que même s’ils pensent mieux pouvoir maîtriser la sphère d’internet, ce sont les adolescents actuels qui ont grandi dans celle ci.

D’autres parents, comme cet homme rencontré dans les rues de la ville, s’inquiète beaucoup pour ses enfants depuis leurs arrivée sur le réseau. Il parle d’une “désociabilisation, d’un abrutissement, d’un isolement pointu chez eux et s’étonne du fait qu’ils parlent à des inconnus, sans jamais les avoir vu”.

Même si l’harcèlement est présent, les adolescents et les adultes trouvent des avantages aux réseaux sociaux. Comme Nathalie, cette mère de famille de 41 ans pour qui Facebook est pratique pour trouver du travail plus facilement, retrouver des vieux amis, suivre l’actualité, chercher des recettes. Florence et Amaury, 29 ans tous les deux y voient aussi un avantage pour garder le contact avec les personnes et suivre certaines pages d’artistes par exemple.

Pour les plus jeunes comme Danny, évoqué plus haut, les réseaux sont pratiques car ils fonctionnent de manière instantanée, plus besoin de s’envoyer des lettres. Tanguy, un jeune homme de 17 ans rencontré en même temps que Louis, dit « j’ai un groupe de musique, ça me permet de pouvoir faire de la pub avec les pages, de diffuser les dates de concerts, des événements et de s’informer des événements de la région ».

Natalis et Elsa

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