Niort, une ville qui bouge… Ah bon ?

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Le 2 avril est une date fatidique pour les lycéens et tout particulièrement pour les terminales. APB, trois lettres d’un acronyme qui va pourtant déterminer nos prochaines années. L’admission post bac et ses vœux magiques, c’est un peu la lanterne magique d’Aladin, sauf que nous ne sommes pas sûrs que nos vœux soient exaucés.

Quand on habite à Niort, mais comme dans beaucoup de villes de « province » comme disent les Parisiens, APB et ses vœux sont bien plus qu’une simple orientation, ça veut aussi dire quitter le cocon familial dans la majorité des cas.

Pourquoi quitter Niort ? Le vide culturel, le vide d’études. Depuis mes 10 ans, je me passionne pour la musique et je souhaite en faire ma vocation, mais vous pouvez me dire que Niort a un conservatoire, je vous répondrai qu’il y a plus de diversité ailleurs. Le bac presque en poche, je me dirige vers une école de musique sur Tours, et pourtant APB ne considère pas un conservatoire comme des études.

Je peux prendre l’exemple de mon frère, qui à 17 ans part pendant un an en Australie et se passionne pour l’anglais, rentre en France, obtient son bac L et passe un master en L.E.A, à Poitiers. Forcément, à Poitiers, ce n’est pas à Niort qu’on va trouver ça. Mais quand on habite à 80 km de son université, le logement sur place s’impose, et il faut y mettre le prix. A cela s’ajoute la nourriture et les transports en commun, et les études deviennent un gouffre financier pour les parents.

Le cas est le même pour les arts plastiques et cinématographiques, Paris en est la référence et est presque la seule ville à proposer des Prépa. Art, ou même des masters en animation, ce que prévoient 3 élèves de ma classe. Le choix des études à Niort est très limité, il n’y a qu’une université reliée et elle est liée aux assurances. Niort n’est pas une ville étudiante, très peu de jeunes entre 18 et 23 ans restent ici. Chacun est un peu obligé de choisir sa destination, Bordeaux, Poitiers, Tours, Nantes, Paris et d’autres. La grande présence des assurances fait vivre Niort économiquement, mais tue son activité culturelle.

Le constat général qui ressort d’un lycée de “province”, est majoritairement un désir de se détacher de la famille, de prendre son envol, mais est-ce possible pour tous les étudiants ? Une forme de discrimination persiste vis-à-vis des habitants des “petites villes de province”, qui, dans la majorité des cas, ont des revenus inférieurs, et beaucoup plus de frais à payer (frais d’inscription qui varient selon le lieu de résidence). Cela fait ressortir des inégalités qui empêchent beaucoup de jeunes de poursuivre leurs études ou bien qui les contraignent à se rabattre sur un cursus non désiré.

Enzo et Alexandre R.

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Enzo et Alexandre R.

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