Une ordonnance salée

Partager avec vos amis...Tweet about this on TwitterShare on Facebook

En 2014, les Français étaient les plus gros consommateurs de médicaments en Europe avec un budget moyen de 95€ par an, derrière l’Italie et l’Allemagne avec des budgets respectifs de 76 et 68 € (selon les données de l’Assurance Maladie). Parmi les médicaments les plus utilisés, nous retrouvons des médicaments comme le Lucentis, utilisé pour la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) qui a fait une progression de consommation de 10 % ou encore le Doliprane qui lui fait une progression de 14,1 %.

Aujourd’hui, ce constat est-il toujours le même ? Nous sommes allées recueillir l’avis des passants dans les rues du centre ville de Niort, et celui d’une pharmacienne. Nous avons rencontré au début une jeune femme, âgée d’une vingtaine d’années. Pour elle, la consommation de médicaments ne fait pas partie de son quotidien, et elle pense que « plus on prend de médicaments plus on devient fragile ». Ensuite, nous avons interrogé un homme d’environ cinquante ans et il nous a raconté qu’il prenait un traitement pour l’hypertension. Pour lui « s’il y a une prescription pour un médicament, c’est que ça doit être utile ». Sur la question de l’abus de médicaments, il répond que celui existe principalement dans les médicaments remboursés.

Nous sommes allées à la rencontre d’un groupe de jeunes filles. Pour elles, « tous les médicaments ne sont pas utiles, par exemple, les antibiotiques sont à prendre dans des cas particuliers et pas juste pour un rhume ». Nous avons aussi discuté avec un professeur de sport. Il n’utilise pas souvent de médicaments mais il pense qu’ « une minorité de personne triche pour se procurer certains médicaments ». Il a aussi observé que « les gens ne supportent plus la douleur et qu’ils prennent souvent des médicaments au moindre petit bobo ».

Du côté professionnel, la pharmacienne rencontrée a observé une grande consommation de médicaments à l’occasion du retour en pharmacie des périmés. Elle pense aussi que « beaucoup de gens vont en consultation pour pas grand chose » pour avoir du Doliprane par exemple, et pour pouvoir ensuite être remboursés par l’Assurance maladie. Elle pense aussi que des médicaments sont rassurants et que leur « effet placebo » fonctionne. Enfin elle revient sur le remboursement de certains d’entre eux qui ne le sont pas à l’heure actuelle, comme ceux pour le traitement de la galle.

Il existe aussi un système de surveillance des cas d’abus et de dépendance. Ce système d’addictovigilance existe depuis 1990 dans plusieurs villes comme Paris, Marseille ou Poitiers. Ils ont un système d’évaluation de la pharmacodépendance et surveillent et encadrent les médicaments à effets psychoactifs. Ils diffusent des alertes à but d’information et de prévention.

Manon, Emma, Daniela

The following two tabs change content below.
manonemma@gmail.com'

Manon Emma et Daniela

manonemma@gmail.com'

Derniers articles parManon Emma et Daniela (voir tous)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *